Podcast 🎙️ — IA et art: comment j’intègre le numérique à ma pratique

J’ai le plaisir de vous annoncer ma participation à un podcast sur l’IA et l’art. (English version below)

Pour les francophones d’entre vous qui me suivent, j’ai le plaisir et l’honneur de vous annoncer que j’ai participé à un podcast qui traite de l’IA et de l’art, mais aussi de l’apport des technologies numériques dans ma pratique artistique.

Il y a quelques mois, je faisais la connaissance de Nathalie Mandonnet, une voisine de bureau, autour de la machine à café. Je découvre alors qu’elle est coach certifiée et autrice du blog evoluxis.com. Elle y traite du coaching professionnel orienté carrière, où elle publie des contenus sur la recherche d’emploi, le bien-être au travail, la reconversion professionnelle, et bien d’autres sujets. Elle ambitionnait d’y lancer un podcast sur ces thèmes.

Un angle Ă  contre-pied

Bien consciente des multiples enjeux de transformation des ressources humaines dans les environnements professionnels, Nathalie s’est naturellement penchée sur le thème très actuel des intelligences artificielles génératives. Mais plutôt que de traiter le sujet de son podcast sous un angle RH, emploi ou process traditionnel — comme il en existe désormais beaucoup depuis trois ans — elle a cherché un angle plus original: comprendre comment les artistes vivent la transition vers une société où l’IA prend chaque jour plus de place. Et ça tombait bien, elle avait justement un artiste visuel numérique devant elle en prenant son café…

À l’avant-garde des technologies

On a parfois l’image galvaudée d’un artiste qui reste seul dans son studio, isolé du monde extérieur. Soyons honnêtes: cela arrive, mais pas systématiquement. Un artiste reste connecté au marché de l’art — une industrie à part entière — et à ses fonctionnements économiques. Et un artiste numérique se doit de faire une veille constante des évolutions technologiques qui, tantôt, enrichissent ses techniques, tantôt les mettent en péril.

Si, à titre personnel, je passe parfois des heures à m’enfermer dans mon studio, ce n’est pas que pour créer, mais aussi pour investiguer les dernières technologies et identifier comment les intégrer à mon processus créatif: idéation, production, mais aussi modèles de distribution des œuvres. En ce sens, mon studio est un véritable laboratoire de recherche & développement.

L’artiste en écho à la société

Être artiste numérique aujourd’hui, c’est aussi porter une responsabilité dans la société: développer une vision qui interroge la façon dont l’humain interagit dans un monde façonné par les technologies. Intégrer certaines de ces technologies, comme l’IA, à certaines étapes de mon processus ne répond pas uniquement à une quête d’esthétique; il s’agit surtout de susciter une réflexion chez celles et ceux qui regardent mes œuvres. Et je remercie pour cela Nathalie de m’avoir tendu son micro pour témoigner du rôle de l’art dans le débat général, surtout autour d’une question aussi brûlante que l’IA et ses enjeux de métamorphose de nos sociétés.

Pour une approche pragmatique et critique de l’IA

Je ne crois pas au statut passif de l’artiste. Peut-être fonctionnait-il autrefois; aujourd’hui, l’artiste doit habiter pleinement le monde dans lequel il vit. Il en est partie prenante. Et, dans ce contexte, faire l’impasse sur l’IA pourrait être fatal pour certains artistes. C’est devenu un enjeu concurrentiel comme un autre.

Ce n’est pas pour autant que l’IA doit être abordée avec naïveté. Pour un artiste numérique, l’IA devient aujourd’hui aussi importante qu’un pinceau pour un aquarelliste. Elle exige un apprentissage — autant pour en maîtriser l’usage que pour affûter un regard critique. Dans mon cas, j’ai développé une approche à la fois critique et pragmatique.

👉 Pour en découvrir davantage, je vous invite à écouter le podcast de Nathalie.

Vous y découvrirez notamment:

  • Introduction: mon positionnement dans un contexte oĂą l’intelligence artificielle bouleverse profondĂ©ment les mĂ©tiers crĂ©atifs.

  • Mon Ă©volution artistique: j’ai fait Ă©voluer ma pratique, passant d’une photographie figurative Ă  un style plus surrĂ©aliste en post-photographie. Je m’inspire notamment de Magritte et de DalĂ­, et j’intègre des symboles et des archĂ©types dans mes Ĺ“uvres.

  • Mon usage rĂ©flĂ©chi de l’IA: je ne dĂ©lègue jamais tout mon processus crĂ©atif Ă  l’IA. Je l’utilise comme un outil ponctuel et critique, mais je refuse d’être perçu comme un « artiste IA ».

  • L’IA comme alliĂ©e: je m’en sers pour nourrir mes recherches, intĂ©grer des Ă©lĂ©ments symboliques complexes, crĂ©er des atmosphères visuelles. Parfois, je demande mĂŞme Ă  l’IA de jouer le rĂ´le de critique pour analyser mes propres Ĺ“uvres.

  • Mes garde-fous: je reste attentif Ă  ne pas devenir dĂ©pendant des machines. Je veux toujours ĂŞtre capable de crĂ©er sans IA. Pour cela, je reviens Ă  mes fondamentaux: la photographie argentique, le Polaroid, l’écriture, mes carnets.

  • Mon regard sur le Web3, les NFT et le mĂ©tavers: j’y vois des opportunitĂ©s pour distribuer et exposer mes Ĺ“uvres. J’expĂ©rimente, mais je garde toujours une approche critique et pragmatique.

  • Mes conseils aux artistes: l’IA n’est pas indispensable pour tout le monde. Mais si vous travaillez dĂ©jĂ  avec la photo, la 3D ou la vidĂ©o, ignorer l’IA, c’est prendre le risque de rester en arrière. Mon conseil : testez, explorez, dĂ©veloppez votre esprit critique.

  • Conclusion: l’IA peut enrichir la crĂ©ation, mais ne remplace jamais l’artiste. L’enjeu, c’est de rester authentique, de cultiver son unicitĂ© et de considĂ©rer l’IA comme un levier, jamais comme une menace.

Pour poursuivre l’expérience, vous pouvez visiter le blog post de Nathalie sur son site web.

Podcast 🎙️ — AI & art: how I integrate the digital into my practice

I’m delighted to share my appearance on a podcast about AI and art (in French).

For those of you who follow my work, I’m pleased and honoured to announce that I took part in a podcast exploring AI and art — and how digital technologies shape my artistic practice.

A few months ago, I met Nathalie Mandonnet, a desk neighbour and coffee-machine accomplice. I soon discovered she’s a certified coach and the author of evoluxis.com, where she writes about career-oriented professional coaching, job search, wellbeing at work, career change and more. She was also gearing up to launch a podcast on these themes.

A different angle

Fully aware of how rapidly workplaces are transforming, Nathalie has turned her attention to generative AI. But instead of the usual HR/process take — of which there’s been plenty in recent years — she chose a fresher angle: how artists are living through a society where AI takes up a little more space each day. And as luck would have it, she had a digital visual artist right in front of her at the coffee machine…

At the cutting edge of technology

There’s a cliché of the artist shut away in a studio, cut off from the world. Let’s be honest: it happens — but not always. Artists stay connected to the art market (an industry in its own right) and its economics. And a digital artist has to keep a constant watch on technological shifts that sometimes enrich techniques — and sometimes threaten them.

Personally, I do spend long hours in the studio — not only to create, but to investigate emerging technologies and work out how to weave them into my process: ideation, production, and even distribution models. In that sense, my studio is a genuine research-and-development lab.

The artist in dialogue with society

Being a digital artist today also carries a responsibility: to develop a vision that questions how people interact in a world increasingly shaped by technology. Bringing tools like AI into parts of my process isn’t just a hunt for aesthetics; it’s about sparking reflection in those who encounter my work. I’m grateful to Nathalie for handing me the mic to speak about art’s role in the wider debate — especially on a topic as hot as AI and the societal metamorphoses it brings.

A pragmatic, critical approach to AI

I don’t believe in the passive artist. Perhaps that once worked; today, artists must fully inhabit the world they live in. We’re part of it. In that context, ignoring AI could be costly for some. It has become a competitive factor like any other.

That doesn’t mean approaching AI naively. For a digital artist, AI is now as essential as a brush to a watercolourist. It demands learning — both to master its use and to sharpen a critical eye. My stance is both critical and pragmatic.

👉 Listen to the episode

In this episode:

  • Introduction: my positioning in a landscape where AI is profoundly reshaping creative professions.

  • My artistic evolution: a move from figurative photography towards a more surreal approach within post-photography. I draw on Magritte and DalĂ­, and weave symbols and archetypes into my images.

  • Considered use of AI: I never hand over my entire process to AI. It’s a targeted, critical tool — I don’t identify as an “AI artist”.

  • AI as ally: it fuels research, helps embed complex symbolic elements, and builds atmospheres. At times I even ask AI to act as a critic of my own work.

  • My safeguards: I refuse dependence on machines. I always want to create without AI — so I regularly return to analogue photography, Polaroid, writing, and my notebooks.

  • Web3, NFTs and the metaverse: interesting opportunities for distributing and showing work. I experiment — with a critical, pragmatic lens.

  • Advice to artists: AI isn’t essential for everyone. But if you already work with photography, 3D or video, ignoring it risks falling behind. My advice: test, explore, and cultivate a critical mindset.

  • Closing thought: AI can enrich creation — it never replaces the artist. The point is to stay authentic, cultivate your uniqueness, and treat AI as a lever, not a threat.

 To continue the experience, you can visit Nathalie’s blog post on her website.

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